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L'éco-conception des emballages est un enjeu majeur... Réunir les idées pour apporter de l'innovation, des comportements respectueux et surtout une démarche responsable de la part des industriels...

16 Nov

L'industrie alimentaire wallonne neutre environnementalement en 2030 ?

Publié par eco-conception-packaging

 

 

Ce 5 novembre, FEVIA-Wallonie organisait un colloque afin de répondre à cette question : L'industrie alimentaire wallonne peut-elle être neutre en CO2, eau, déchets et biodiversité à l'horizon 2030 ?

Afin d'apporter une réponse à cette question d'importance cruciale, vu la croissance des populations et l'(in)adéquation en ressources disponibles..., FEVIA-Wallonie, avec le soutien du Ministre du développement durable Jean-Marc Nollet, a commandité une étude à Factor-X et COMASE.

Approche-globale-de-la-neutralites-4-axes.JPGLes quatre thèmes retenus pour l'étude sont:

Les gaz à effet de serre qui servent à exprimer, en tonnes équivalent CO2, l’ampleur des différents gaz à effet de serre (GES) émis par le secteur.

L’eau, sous ces différentes facettes (eaux consommées par origine : souterraines, de surfaces, de distribution, sources alternatives, quantité et qualité des eaux rejetées).

Les quantités et types de déchets liés à l’activité, mais surtout la manière dont ceux‐ci sont réutilisés et valorisés.

La biodiversité, concept souvent galvaudé et ramené aux seules faune et flore, et qui sera ici positionné comme un support à l’ensemble des services rendus par les écosystèmes.

Les experts des bureaux d'études ont présenté une méthodologie dont les objectifs devaient permettre de bien définir la notion de neutralité et surtout d'obtenir des critères mesurables qui pourront être comparés dans l'avenir.

Un long travail collaboratif d'identification et caractérisation des sources des impacts dans les 4 thèmes, a été effectué grâce au concours des industriels membres, les acteurs du terrain concernés par ses objectifs. Puis, une par une, toutes ses sources d'impacts négatifs ont été analysées. Ensuite, une recherche de solutions à appliquer pour y remédier. Enfin, et c'est certainement le plus grand intérêt de l'étude, l'élaboration d'une méthode sur base de 14 indicateurs et de 101 actions de réduction ou de neutralisation à implémenter par toute entreprise alimentaire qui permettront de réduire les bilans d'ici 2030...

Fevia-actions-eco-concu.pngParmi les actions, notons la DN8, dans l'axe 'déchets' qui s'intitule : Usage de conditionnement éco-conçu...  

Dois-je signaler ici que cette seule action représente tout un programme, mais certes innovant et rentable !

Pour valider les résultats de cette étude, plusieurs invités, acteurs de la société civile impliqués dans la thématique avait reçu l'étude. Ilspouvaient la critiquer publiquement et, de ce fait, susciter des questionnements et suggestions.

M. André Lebrun (UWE) estime que la généralisation d'une telle étude aux autres secteurs industriels n'est probablement pas évidente, vu la spécificité des 14 indicateurs. Mais il félicite la Févia d'avoir, en tant que fédération alimentaire été la pionnière dans cette démarche environnementale, qu'il qualifié de réaliste et réalisable !

Mme Laurence de Callatay (Inter-environnement Wallonie) appréciela manière dont la fédération a accepté de se 'mettre à nu' et les entreprises d'accepter le regard des experts... Elle applaudit surtout la prise en compte de la biodiversité et des impacts croisés. Toutefois, il semble que d'autres indicateurs, notamment de la filière en amont et en aval comme les transports ou l'exploitation des sols, pourraient être ajoutés pour encore aller plus loin et se rapprocher de la neutralité en 2030 !

Pour valider les résultats de cette étude, plusieurs invités, acteurs de la société civile impliqués dans la thématique avait reçu l'étude. Ils pouvaient la critiquer publiquement et, de ce fait, susciter des questionnements et suggestions.

M. André Lebrun (UWE) estime que la généralisation d'une telle étude aux autres secteurs industriels n'est probablement pas évidente, vu la spécificité des 14 indicateurs. Mais il félicite la Févia d'avoir, en tant que fédération alimentaire été la pionnière dans cette démarche environnementale, qu'il qualifié de réaliste et réalisable !

Mme Laurence de Callatay (Inter-environnement Wallonie) apprécie la manière dont la fédération a accepté de se 'mettre à nu' et les entreprises d'accepter le regard des experts... Elle applaudit surtout la prise en compte de la biodiversité et des impacts croisés. Toutefois, il semble que d'autres indicateurs, notamment de la filière en amont et en aval comme les transports ou l'exploitation des sols, pourraient être ajoutés pour encore aller plus loin et se rapprocher de la neutralité en 2030 !

Mme Angélique Léonard (Ulg, Génie chimique - Procédés et développement durable) renforce les remarques précédentes en proposant d'autres critères tels que l'empreinte hydrique, la présence de produits toxiques (NH3, NO3...) et surtout l'importance des effets croisés, parfois pervers. Par exemple, l'épuration améliore la consommation en eau mais augmente les énergies et l'impact carbone...

M. Alain Masure (FWA) apprécie cette approche tout en rappelant que les agriculteurs investissent déjà dans cette dynamique. La FWA propose des guides de BPF avec une démarche semblable par exemple dans la filière qualité du lait. Il insiste aussi sur l'impact des filières en aval en citant la packaging, la logistique, le commercial et le consommateur...

Il explique aussi que la FWA est sensible à la biodiversité, signale, en exemple, qu'il existe plus d'une centaine de variétés de pommes de terre et parle de l'intérêt des co- et sous-produits de l'agriculture.

M. Georges Liebecq (AWAC) ne peut qu'apprécier ce projet qui ne peut qu'avoir un impact positif sur l'air et le climat en 2030... Il reste dubitatif sur la pertinence des études carbone même s'il les jugent utiles. Quelles énergies préférer demain ? Certainement l'électricité verte. En anticipant, dès aujourd'hui, dans des solutions innovantes et même de rupture.

Pour lui, la traçabilité est un outil très efficaces qui permettra d'apporter des solutions.

Et ce n'est pas un spécialiste en éco-packaging qui dira le contraire !

Rappel, les étudiants master sciences de l'ingénieur industriel en emballage et conditionnement et les bacheliers en éco-packaging sont formés pour aider les entreprises à optimiser leurs emballages...

Merci FEVIA-Wallonie !

 

Pascal Léonard,Ing Conseil & Emballagiste

#ecopackaging #packaging

L'étude est disponible sur le site de la Févia.

Les références :

FEVIA-Wallonie>

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